Franz et Stanley, l’amour at first sight

Barry Lyndon de Stanley Kubrick

Barry Lyndon est probablement le film le plus triste, le plus déchirant de l’histoire du cinéma, qui en compte pourtant un certain nombre, en ce qu’il cumule quelques thèmes insoutenables comme « amoures bafouées » ou #autodestruction, voire #histoire d’un type qui gâche tout à la fin, mais aussi « mort d’un enfant » et même #amputation. C’est dire.

Si vous parvenez à regarder cette scène sans ciller, c’est que vous n’avez pas de coeur (spoiler : l’enfant meurt juste après).
Et pourtant, Barry Lindon est aussi le film qui met en scène l’un des plus beaux coups de foudre, mieux qu’à Notting Hill, et Franz Schubert n’y est pas pour rien.
Stanley Kubrick a beaucoup employé la musique classique pour accompagner ses films. C’est lui qui a contribué à la renommée mondiale d’Ainsi parlait Zarathoustra, poème symphonique de Richard Strauss ou de la Valse du beau Danube bleu, de Strauss aussi, mais pas le même.
C’est lui également qui a fait connaître la Sarabande de Haendel (écoutez-la une fois et vous l’aurez dans la tête toute la journée).
Mais c’est probablement dans Barry Lyndon que Kubrick se montre le plus sentimental, dans le sens « j’exprime des sentiments » avec une rencontre amoureuse telle qu’on en rêve tous et toutes, un « love at first sight » qui embarque nos deux héros dans une histoire déchirante.
C’est très lent, mais je vous assure que ça vaut la peine de la regarder, avec le son s’il vous plait.

Franz Schubert – Trio pour piano et cordes op. 100

Hélas, Barry gâche tout. Et pourtant !

Concerto pour violoncelle. Vivaldi.

 

Allez maintenant vous jeter dans les bras de votre bien-aimée.

Le fantôme de l’opéra en VHS

Opéra : par où commencer ?

Pour moi, tout a débuté avec Le Fantôme de l’Opéra, un télé-film américain en deux épisodes, enregistré par ma mère sur une VHS au son douteux qui ne m’a pas empêché de me repasser en boucle la scène de la prison de Faust de Charles Gounod.

Le playback ne me gênait pas, je pleurais à chaudes larmes. « Je l’entends, je le vois, il est là. – Oui, c’est moi, je t’aime. »

Irrésistible, non ?

Le fantôme de l’Opéra, d’après Gaston Leroux. Scène finale tirée du Faust de Charles Gounod

 

Le Faust – de Charles Gounod, dirigé par Michel Plasson, avec l’Orchestre de Toulouse.