Comment j’ai réussi à surmonter la crise du Velib’ grâce au développement personnel.

Comme une poignée de parisiens un peu bobo, un peu sportif, j’utilise les vélos en libre-service mis à disposition par la Mairie de Paris depuis quelques années. Un peu pour la liberté ; un peu pour la ligne ; un peu pour la flemme d’avoir à entretenir mon propre vélo.  Vive le Velib’ !

Seulement voilà, depuis quelques mois – et la reprise du marché par un nouvel intervenant – trouver un Velib’ relève du défi, de la quête.

Il y a pire, bien sûr, mais attention : le supplice est assez pervers.

D’un côté, vous recevez une newsletter régulière et rassurante, proclamant que « tout va bien » et de l’autre la réalité.

Oh, il ne s’agit pas seulement de l’impossibilité de trouver un vélo. C’est rageant mais bon, on a déjà connu ça en cherchant un taxi un samedi soir vers Opéra.

Non. Le truc, c’est lorsque vous trouvez une borne à laquelle est attachée quelques beaux vélos et que vous devez les caresser un par un de votre petite carte d’abonné, avec, à chaque fois un message différent :

– ce vélo mécanique n’a plus de batterie. Mais c’est moi qui pédale ! Pas sans batterie. Ben si. Non.

– celui-ci n’a rien de spécial mais tu ne peux pas le prendre. Pourquoi ? Parce que.

-celui-là… Je ne comprends pas l’icône avec le petit cadran, et la flèche et la croix. C’est pourtant clair ; on ne va pas te faire un dessin, si ?

– et celui-là, enfin, après avoir réfléchi quelques secondes, le voilà qui dit « GO ». Mais quelle joie ! mais quel triomphe ! « J’ai un Velib’ », hurlez-vous à la rue entière. « J’ai un Velib’ ». Et cet attroupement, ces bravos…  Sauf que… Sauf que la roue reste bloquée. Eh oui ! Le vélo dit go mais pas la machine un peu trop collante.

Et là… là… ! Vous êtes à deux doigts de perdre toute dignité.

Heureusement, le développement personnel est là pour vous aider.

Mes conseils lectures :

– Vous espérez à chaque fois trouver un vélo ?

– Vous savez que vous ne trouverez pas de vélo mais vous vous persuadez du contraire.

– Vous parvenez à une borne vide après avoir longtemps marché ?

– Vous tentez de retirer un vélo qui vous a dit GO alors que ahahah, non !

– Vous en trouvez un qui fonctionne mal et vous fera suer comme un bœuf ?

– Finalement vous êtes sur votre vélo et vous vous trouvez ridicule de ressentir autant de joie.

– Vous reposez votre vélo en espérant que ce sera plus facile la prochaine fois.

Voilà, comment grâce à cette sélection, vous pourrez, tout comme moi, affronter la crise du Velib’. 🙂

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