Le Ring de Richard Wagner pour celles et ceux qui ne sauraient pas comment l’aborder – L’Or du Rhin

Evidemment, vous avez entendu parler du Ring, l’opéra de Richard Wagner.

Peut-être avez-vous même en tête la chevauchée des Walkyries dans un film de Coppola.

Mais comment entrer dans cette oeuvre aux allures de pudding ? C’est vrai ! Des heures et des heures et des heures (et des heures) de musique; une histoire de dieux portant des casques ailés; des chanteuses qui s’époumonent et des fans pour qui prononcer le nom même du Maître relève presque du blasphème…

Et pourtant, une fois entré dans le cercle wagnérien, vous ne voudrez plus jamais en sortir. Alors, commente faire ?

Une solution : les leitmotivs.

Richard Wagner a structuré toute son oeuvre à partir de thèmes musicaux symbolisant un sentiment, un objet, un personnage ou une idée qu’il emploie, transforme, déforme, explose et reforme en fonction de l’évolution de l’histoire. Ce sont les leitmotivs.

Une fois que votre oreille les a entendus, elle suivra avec bonheur et plaisir leur évolution, comme dans un jeu de piste (les wagnériens détestent cette métaphores) et vous pourrez, progressivement, investir l’opéra et ses heures et ses heures (et ses heures) de musique.

Cela fait bien longtemps que je tourne autour de l’idée de partager cette introduction à l’oeuvre de Wagner sans trop savoir m’y prendre et désormais, le podcast me semble être une bonne manière.

Voici donc, le premier acte, scène 1 de L’or du Rhin, en quelques mots et beaucoup de musique : Podcast –

L’or du RhinRichard Wagner – Acte I – Scène 1.

Le pitch : comment les filles du Rhin se sont fait subtiliser l’or par le nain Albericht

 

L’or du Rhin – Richard Wagner – Acte I – Scène 2

Le pitch : comment les dieux parviennent à financer leur demeure en promesses non tenues

 

 

Bonne écoute !

 

Sources :

Guide des Opéras de Wagner, une somme stupéfiante de connaissances musicales
Une chaine Youtube dédiée aux Leitmotivs

Comment j’ai réussi à surmonter la crise du Velib’ grâce au développement personnel.

Comme une poignée de parisiens un peu bobo, un peu sportif, j’utilise les vélos en libre-service mis à disposition par la Mairie de Paris depuis quelques années. Un peu pour la liberté ; un peu pour la ligne ; un peu pour la flemme d’avoir à entretenir mon propre vélo.  Vive le Velib’ !

Seulement voilà, depuis quelques mois – et la reprise du marché par un nouvel intervenant – trouver un Velib’ relève du défi, de la quête.

Il y a pire, bien sûr, mais attention : le supplice est assez pervers.

D’un côté, vous recevez une newsletter régulière et rassurante, proclamant que « tout va bien » et de l’autre la réalité.

Oh, il ne s’agit pas seulement de l’impossibilité de trouver un vélo. C’est rageant mais bon, on a déjà connu ça en cherchant un taxi un samedi soir vers Opéra.

Non. Le truc, c’est lorsque vous trouvez une borne à laquelle est attachée quelques beaux vélos et que vous devez les caresser un par un de votre petite carte d’abonné, avec, à chaque fois un message différent :

– ce vélo mécanique n’a plus de batterie. Mais c’est moi qui pédale ! Pas sans batterie. Ben si. Non.

– celui-ci n’a rien de spécial mais tu ne peux pas le prendre. Pourquoi ? Parce que.

-celui-là… Je ne comprends pas l’icône avec le petit cadran, et la flèche et la croix. C’est pourtant clair ; on ne va pas te faire un dessin, si ?

– et celui-là, enfin, après avoir réfléchi quelques secondes, le voilà qui dit « GO ». Mais quelle joie ! mais quel triomphe ! « J’ai un Velib’ », hurlez-vous à la rue entière. « J’ai un Velib’ ». Et cet attroupement, ces bravos…  Sauf que… Sauf que la roue reste bloquée. Eh oui ! Le vélo dit go mais pas la machine un peu trop collante.

Et là… là… ! Vous êtes à deux doigts de perdre toute dignité.

Heureusement, le développement personnel est là pour vous aider.

Mes conseils lectures :

– Vous espérez à chaque fois trouver un vélo ?

– Vous savez que vous ne trouverez pas de vélo mais vous vous persuadez du contraire.

– Vous parvenez à une borne vide après avoir longtemps marché ?

– Vous tentez de retirer un vélo qui vous a dit GO alors que ahahah, non !

– Vous en trouvez un qui fonctionne mal et vous fera suer comme un bœuf ?

– Finalement vous êtes sur votre vélo et vous vous trouvez ridicule de ressentir autant de joie.

– Vous reposez votre vélo en espérant que ce sera plus facile la prochaine fois.

Voilà, comment grâce à cette sélection, vous pourrez, tout comme moi, affronter la crise du Velib’. 🙂

Vous affichez un parcours sans faille ? Bravo ! Vous n’avez jamais rien tenté.

C’est en substance, ce que nous explique Tal Ben Shahar dans « L’apprentissage de l’imperfection », illustrant ses propos de plusieurs exemples de réussites flamboyantes passées par des flops monumentaux.

A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

Après cette lecture et en regardant mon parcours, force m’a été de constater que je n’avais pas connu, moi non plus, d’échecs cuisants. Et donc, rien tenté de très audacieux.

Des déceptions, oui. Des ratés, des échecs. Mais rien de bien terrible.

Sauf en écriture.

J’ai publié plusieurs romans, des nouvelles policières, des albums pour la jeunesse ; je travaille dans l’édition depuis quinze ans. J’ai un solide réseau professionnel et je connais de nombreux éditeurs.

Et pourtant.

J’ai travaillé deux ans à mon nouveau roman, y consacrant toutes mes matinées, entre 5h et 8h, sans commande, sans conseils, sans motivation autre que le plaisir que j’y prends, sans aucune visibilité sur le résultat, sans assurance qu’il soit publié ni rémunération.

Pierre BOULEZ
Pierre BOULEZ

J’ai voulu raconter une histoire exigeante : la réunion de Pierre Boulez, chef d’orchestre et Patrice Chéreau, metteur en scène, autour de la production d’un opéra de Debussy : Pelléas et Mélisande. J’y ai mis beaucoup de moi, de mon admiration pour ces hommes extraordinaires et pour la musique.

Après plusieurs refus, le manuscrit a été porté, soutenu et présenté par une éditrice reconnue d’une grande maison littéraire pour être, finalement, refusé.

La déception est immense. Cette impression de rester sur le bas-côté de la littérature pendant que les autres continuent sans vous.

Mais au moins ai-je tenté.

Et peut-être, peut-être que si, dans le futur, je finissais par publier un nouveau roman, son succès serait-il proportionnel aux risques que j’ai pris en y consacrant le meilleur de moi-même.

A vaincre sans péril.

Le problème avec les perfectionnistes

Dans « Apprendre à être heureux », Tal Ben-Shahar se penche, entre autres sujets, sur la souffrance que génère un trop grand perfectionnisme et propose des solutions.

Les perfectionnistes remplacent la réalité qu’ils refusent par un univers fantasmatique où l’échec n’est pas concevable.

Ce déni de la réalité, le perfectionniste le paye très cher, car il conduit à l’angoisse : l’éventualité de l’échec est toujours là et il le sait, même s’il ne veut pas le voir.

« En fermant les yeux sur les contraintes du monde réel, le perfectionniste place la barre trop haut. Comment pourrait-il se sentir à la hauteur ? »

Mais alors comment faire pour garder cette exigence vis à vis de soi et des autres, sans en être l’esclave ?

Devenir optimaliste.

« L’optimaliste accepte l’échec comme expérience intîmement liée à la réussite, dont il ressort plus fort, plus résilient. »

Il s’adapte plus facilement au changement, souffre moins de crises d’angoisse, est plus heureux. Et son entourage aussi.  En ne repoussant pas les émotions négatives associées à l’échec, l’optimaliste évite ainsi de les exacerber.

Et vous ? Y a-t-il des domaines où vous montrez des tendances optimalistes ? D’autres où vous êtes plutôt un perfectionniste ?

Tal Ben-Shahar

Votre geste me touche beaucoup, mais si vous pouviez retirer votre main…

 La question du geste déplacé provoque depuis quelques semaines des réactions… épidermiques.

On parle bien ici de peau. Le sujet est tout aussi compliqué en entreprise: est-on autorisé à toucher un collaborateur? À priori non.

On se sert parfois les mains; on s’embrasse aussi. Mais que penser d’une main sur une épaule, sur un bras, sur la peau d’une autre main? Évidemment, il n’y a pas consentement. On imagine plutôt un geste spontané qui viserait à rassurer, encourager, consoler.

Tal Ben-Shahar

D’ailleurs, comme le rappelle Tal Ben-Shahar dans « Conversations avec mon coiffeur », un petit recueil chez Pocket, dans lequel il évoque les bienfaits physiques et psychologiques du toucher, « le massage, l’accolade ou la caresse provoque la libération dans le sang d’opioïdes agissant sur la douleur et favorisant l’apaisement. »

Pourquoi alors ne pas profiter de ce formidable raccourci qui surpasse probablement tous les mots que l’on aurait pu employer pour rassurer, encourager, consoler?

Peut-être parce que, avec ou sans polémique, les réactions suscitées par le toucher sont si fortes qu’elles dépassent la neutralité inhérente au fonctionnement de l’entreprise.

Gare aux débordements d’émotions!